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Cerbère

11 Avril 2019 | Par Jenn | Les courageux Meeples dans...

Cerbère
La véritable histoire d'une partie de Cerbère, racontée par les meeples qui l'ont vécue. L'horreur subie par ces pauvres créatures manipulées par les Joueurs comme de vulgaires pions ! Oui parce qu'ils ne s'en rendent pas vraiment compte, mais... Ce sont de vulgaires pions. D'ailleurs vous aurez ici la version littéraire. Une censure des jurons et imprécations en cours de partie ayant été jugée salutaire...
Vous ne nous connaissez peut-être pas encore, mais nous sommes des meeples, dans Cerbère. Alors non, le chien des Enfers ne joue pas particulièrement aux jeux de société et a priori, il ne les dévore pas non plus, a priori... Non, nous sommes des meeples dans le jeu qui s’appelle Cerbère. Essayez de suivre, sinon on ne va pas s’en sortir.
Pourquoi nous sommes là, à pirater le blog de Fumble ? C’est très simple. Nous voulons que vous connaissiez la vérité, l’horrible vérité sur nos vies, pendant que les Joueurs s’amusent.
 
Notre histoire commence dans l’obscurité la plus totale. Rien ne se passe. Mais une étouffante chaleur semble régner autour de nous. Bientôt des sons nous parviennent. Comme étouffés, puis de plus en plus clairs, jusqu’à distinguer précisément qu’il s’agit… De hurlements. Des plaintes stridentes montent à nos oreilles et n’annoncent rien de bon. Au bout d’un moment, la lumière apparaît. Orangée, jaune, dansante, irrégulière et nous comprenons très vite que nous sommes éclairés par le feu. D’où cette insupportable chaleur. Nous nous voyons enfin et heureusement aucun de nous ne manque à l’appel. Enfin ici, parce que dans le dernier endroit où nous étions tous ensemble, nous combattions un dragon particulièrement hargneux que nous avions réveillé par mégarde en essayant de lui subtiliser son or. Notre dernier souvenir fut un « clank ! » sonore, suivi d’un rugissement infernal, mais passons.
 
À présent, nous émergeons de l’inconscience et réalisons bien vite, que nous sommes aux Enfers, à en juger par les cris gutturaux qui s’élèvent un peu partout, l'odeur de souffre pestilentielle (à moins que Blanc n'ai encore mangé des oignons), la grosse ambiance « salle de torture » en somme.
Nous décidons d’explorer les environs et ce que nous découvrons est, on peut le dire, loin d’être « jojo ». Déjà parce que notre fameux instinct d’aventurier nous souffle qu’un endroit pareil ne doit pas abriter de jolies fées et des animaux tous mignons qui font le ménage quand on leur siffle un petit air. Non, ça doit plutôt être le genre de coin où on croise des trucs géants, gluants, rampants, volants et surtout plein de dents ! La caverne du dragon ressemblait un peu à ça mais en version touristique. Non là, c’est… Bah c’est l’Enfer quoi.
 
Nous longeons un canyon puant où flottent des restes de créatures en tout genre, dont certaines semblent encore conscientes (Rose perd d’ailleurs connaissance, nous faisant perdre un temps précieux et notre patience par la même occasion), puis nous arrivons sur une plateforme rocheuse, couverte d’une mousse verte à l’aspect plus que douteux. Une violente odeur nous prend aussitôt les narines, et c’est finalement Blanc, scientifique et jusqu’au-boutiste (l’expression polie et littéraire pour dire que ce n'est pas meublé à l'étage...) qui décide d’identifier l’infâme effluve. Après avoir goûté moultes fois (cinglé on vous dit) une substance étrange recouvrant la mousse à plusieurs endroits, il finit par nous dire, d’un air triomphant, qu’il s’agit d’urine, probablement de chien. Plongeant Rose dans un nouveau désarroi, ainsi que dans les pommes. Ce qui achève de nous vriller les nerfs. Alors que nous nous apprêtions à sacrifier Blanc aux créatures du canyon (pour la bonne cause hein !), Bleue, accompagnée du fidèle Orange, son corgi, aperçoit ce qui semble être un chemin vers la sortie. En effet, la plateforme rocheuse se divise en plusieurs morceaux, émergeant d’un lac de lave en fusion tout proche, et formant un semblant de route à travers cet endroit maudit, jusqu’à un ponton où flottent des barques. Une sortie sans aucun doute (l’espoir fait vivre ! Enfin en général, parce que l’espoir de devenir riche en dévalisant un dragon revêche avec une bande d’aventuriers incapables de se déplacer silencieusement, celui-là, il fait plutôt l’inverse !).
 
Ni une ni deux, nous décidons d’emprunter ce chemin vers la liberté. L’union fait la force, et après que Rouge et Azur (les deux bourrins du groupe) se soient chargés de réveiller Rose, presque sans lui faire de mal, nous partons tous ensemble sur cette route prometteuse, nous jurant de ne quitter les lieux qu’avec les effectifs au complet. Nous sommes loyaux nous autres !
Mais la loyauté c’est bon pour les aventuriers qui n’ont qu’un petit lac de lave à traverser en sautant de rocher en rocher. Quand nous entendons soudain derrière nous, le grondement sourd d’un molosse géant affublé non pas d’une, mais trois têtes écumantes de rage avec tellement de crocs qu’on n’ose pas les compter, la loyauté fout le camp ! Et au triple galop !
 
Nous reconnaissons sans peine le belliqueux canidé qui n’est autre que Cerbère, le gardien des lieux. Et nous comprenons par la même occasion d’où vient l’urine. C’était vraiment pas la peine de goûter !
Rouge, que l’amitié n’étouffe pas, largue Rose comme une vieille chaussette, espérant sans doute avoir le temps de fuir pendant qu’elle se fait mâcher par la bête.
« Les femmes et les meeples d’abord » hurle-t-il tandis qu’il fait un bond jusqu’au troisième rocher. Il a le sens de l’humour par contre. Evidemment dans l’absolu, nous aimerions ramasser Rose dans un geste d’altruisme, au risque même d’y laisser la vie ainsi qu’un impérissable souvenir d’héroïsme, mais soyons franc, vivre en pleutre c’est quand même plus sympa que de ne pas vivre du tout.
Laissant Rose sur place sans l’ombre d’un remord, nous nous élançons à l’assaut des rochers. Derrière nous, Cerbère, retenu pour l’instant par son énorme chaîne, roule des yeux furieux et tire comme un sourd pour se libérer. Le craquement sonore qui s’ensuit nous indique qu’il est sur le point d’y parvenir. Les Joueurs sont contre nous ! Divinités, tu parles !
 
Orange, que ses quatre pattes avantagent sur le plat, tente un saut jusqu’au second rocher, sans y parvenir évidemment. Si vous avez déjà vu une saucisse tenter de sauter par-dessus les deux grilles du barbecue, vous savez que c’est peine perdue. Il reste donc sur le premier bloc de pierre, non sans hurler à la mort après sa maîtresse qui est déjà sur le quatrième, en compagnie de Rouge, qui reprend son souffle. Le relief inégal des pierres rend les manœuvres compliquées, mais nous avançons. Même Rose réussit à gagner de la distance, prenant le corgi sous le bras.
Devant nous la victoire se dessine, les barques ne sont plus très loin. D’ailleurs, qu’est-ce qu’elles sont petites ces embarcations ! Mais qu’importe, nous aviserons sur place. Rassérénés par la vision du salutaire ponton, nous continuons de sauter de bloc en bloc avec courage.
C’est alors qu’un claquement métallique retentit, propulsant l’adrénaline dans nos veines. Le chien s’est détaché… Nous osons un regard en arrière, et le regrettons aussitôt. Le molosse éléphantesque vient d’atteindre le cinquième rocher en un seul bond. Juste derrière Rose et la saucisse poilue.
 
Si Blanc n’était pas déjà blanc, il le serait sans doute devenu. Il n’est pas fan des chiens. Enfin bon, avec un engin pareil à ses trousses, personne ne l’est.
Rouge retrouve subitement la forme mais dans le doute, il préfère assurer ses arrières et pour ça il a une technique imparable : balancer les petits camarades en pâture au fauve. Il pousse Bleue qui manque de tomber dans le magma et réussit, les Joueurs seuls savent comment, a rejoindre le rocher précédent.
Nous voilà donc à quatre sur la même pierre et sans vouloir jouer les rabat-joies, si nous restons comme ça, la soirée ne s’annonce pas super ! Rouge s’éloigne encore et rejoint la première barque, qu’il tente de détacher du ponton. N’y parvenant pas, pour d’obscures raisons, il beugle comme un goret de nous dépêcher. Il est marrant lui, sans élan, impossible de rallier le bloc suivant… Pas le choix, il va falloir jouer des coudes. D’autant que derrière nous, un interminable cri d’effroi nous signale que Rose vient d’être rattrapée par le monstre. Il la croque tout juste quand il s’arrête et semble l’écouter parler. Nous n’avons pas le temps de tendre l’oreille. En plus, Orange essaie de nous rejoindre et s’il y parvient, on va tous mourir carbo-noyés dans le lac de magma bouillonnant. Une perspective aussi réjouissante que d’aller faire ses courses le dernier samedi avant Noël.
Azur, discret jusque là, se dit qu’après tout, un meeple capable de goûter de l’urine de monstre, et dénué de muscles, ne fera pas avancer les barques s’il faut ramer… Il jette donc Blanc sur le rocher de derrière, nous libérant suffisamment de place pour continuer. Le pauvre Blanc peste contre nous tous, nous fustigeant et postillonnant comme un diable, tellement que ça fait des « psssh psssh» en touchant la lave. « Bandes d’égoïstes, ingrats, maroufles, mécréants, meeples en mouuuuusse ! ».
Et Bleue d’ajouter qu’il ne manquera à personne, ce gros ringard, avec ses insultes moyenâgeuses. Difficile de lui donner tort, et surtout pas le temps. Du coin de l’œil nous voyons que Cerbère s’est remis en route, mais il n’est pas seul. Rose, corrompue par la morsure du monstre et rongée par une grosse envie de nous voir tous très très morts, Rouge en particulier, est parvenue à convaincre la bête de l’épargner si elle l’aide à nous arrêter.
Ah ça tombe moins dans les pommes là ! Et ça fait moins sa sucrée quand il s’agit de trahir les petits copains ! Elle avance et Cerbère se tend pour son prochain saut. Il va atterrir directement sur notre caillou s’il réitère son premier bond. Nous filons ventre à terre en direction des barques.
 
Au loin, un glapissement signe la fin du brave corgi, lui aussi boulotté par Cerbère. Pourvu que Blanc le ralentisse suffisamment pour que nous en réchappions. Plus que deux blocs avant la délivrance. Plus qu’un… Enfin ! Nous voici devant la barque où Rouge nous attend avec sa tête de six pieds de long. Mais il y a un problème, la barque n’a que trois places, et nous sommes quatre… Le choix est dantesque. Qui va rester pour permettre aux autres de s’enfuir ? Qui mourra en héros pour sauver les baltringues ? Azur lorgne Bleue d’un œil torve, lorsque Rouge a la brillante idée d’ouvrir sa bouche : « Alors tu te magnes Azur, où on laisse le clébard te tailler le gras, tu courrais peut-être plus vite ?! ».
Bleue échappe de justesse à la mort, car d’un magnifique roundhouse kick dans la tête (Chuck Norris sors de ce meeple !), Azur envoie Rouge valser à deux blocs de pierre de là, nous laissant le champ libre pour embarquer. De toute façon Rouge, personne ne l’aimait, il se pourrait même que ce soit lui qui ai réveillé le dragon, nous envoyant tous ici dans la foulée. Ou peut-être pas, mais c’est un pénible, et les pénibles sont comme les absents, ils ont toujours tort. Tandis que la barque s’éloigne enfin du ponton, nous regardons le belliqueux Gardien des Enfers se calmer en mâchonnant joyeusement nos ex-compagnons. Il remue même la queue. Comme quoi un chien reste un chien, même à trois têtes.
 
Nous nous en sommes sortis, mais pas sans perdre de braves aventuriers au passage. Nous louerons à jamais leur courage et leur… Oui bon. C’est vrai on ne louera personne. Pas le temps. Pas envie. Et de toute façon, rien de tout ceci ne serait arrivé sans l’intervention malveillante des Joueurs. C’est de leur faute à eux. Ces pseudos divinités nous ont conduites au désastre. Même si on n’aimait pas Rouge. Oui et que Blanc était cinglé aussi. Et que le corgi ne servait à rien dans les aventures. Et que Rose était de toute façon du genre à nous ralentir pour ne pas se casser un ongle… Oh bon bah ça va ! Disons que ce sont les meilleurs des pires qui s’en sont sortis, on ne va pas en faire un flan, si ?!!
Et puis c’est facile de rigoler là comme ça, mais vous, vous feriez mieux ? VOUS les nouveaux Joueurs, on parie que vous pouvez nous faire traverser les Enfers sans nous faire rattraper par Cerbère ?

 

1 Commentaires

Par Matos, le 11/04/2019 à 22h13

Vraiment original cette façon de raconter une partie. Personnellement j'ai vraiment apprécié


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